Monaco Energy Boat Challenge 2022

 

Samedi 15 janvier 2022. Au total, seize équipes ont été sélectionnées sur dossier en Energy Class. Dans cette catégorie lancée en 2018 et dans laquelle les organisateurs fournissent les coques des catamarans aux concurrents qui doivent sélectionner leur solution énergétique sans émission à l’usage afin de concevoir un système de propulsion avec pour seule contrainte d’utiliser une quantité d’énergie prédéterminée à 10kWh. Certains participants dans cette catégorie sont fidèles au rendez-vous à l’image des équipes des Arts & Métiers et de la SBM Offshore.

Aux côtés des pays tels que l’Indonésie, Monaco, la France (largement représentée avec 5 équipes), la Grèce, l’Italie, le Portugal, les Emirats Arabes Unis, la Chine, il est à noter la participation de l’Inde et du Canada, une première depuis la création de l’évènement. Ces deux nations seront représentées par les étudiants de Polytechnique Montréal et du Kumaraguru College of Technology. Une participation qui signifie beaucoup pour ces concurrents comme en témoigne le professeur Kiranlal du Kumaraguru College of Technology : « À Sea Sakthi, nous avons une expérience préalable de l’automobile, avec un certain nombre d’événements de niveau national au nom de notre institut. Ces dernières années, nous avons porté notre attention sur la la mobilité électrique. Nous contribuons à rendre notre nation neutre en carbone d’ici 2070, comme l’Inde s’y est engagée à la COP26. C’est la principale motivation de l’équipe Sea Sakthi. Le Monaco Energy Boat Challenge est un catalyseur de changement. C’est un terrain où les étudiants comme nous et même l’industrie peuvent innover et aller au-delà des limites. Participer à ce rendez-vous est un honneur et un plaisir. Cela nous permet de mesurer nos progrès par rapport à ceux du monde entier. C’est un défi que nous relèverons. Chez Sea Sakthi, nous venons d’une nation qui porte le nom d’un océan et nous sommes sûrs de conquérir les vagues. »

Idem pour Pascale Bérubé de Polytechnique Montréal « participer est déjà une grande réussite en soi pour Exocet et représente l’achèvement de tous nos efforts. Puisque le groupe étudiant a commencé ses activités en pandémie, le chemin a été long et laborieux. Malgré les moments où nous avions l’impression de nager à contre-courant, nous avons persévéré et la réussite en est d’autant plus réjouissante. Nous sommes enthousiastes à l’idée de partager nos idées pour améliorer le transport maritime de demain, cause qui nous tient à cœur. »

L’école de Polytechnico Milano fait également partie des nouveaux venus. Sur l’ensemble de ces participants, huit équipes, soit 50% de la flotte, travaillent sur une source d’énergie composée d’hydrogène. Son utilisation dans l’industrie du yachting est par ailleurs mise à l’épreuve sur l’ensemble de ces projets.

« Chaque dossier d’équipe a été minutieusement examiné » explique Jérémie Lagarrigue, CEO d’EODev et à la tête du Comité Technique. « Celui-ci comprend une équipe de cinq experts qui suivent les concurrents tout au long de l’année et répondent à leurs questions techniques. Il est extrêmement important que le comité examine les spécifications de l’équipe, afin de garantir les meilleures pratiques de sécurité et le fair-play pendant la compétition à Monaco. Tous les concurrents reçoivent un ensemble de directives pour construire leur cockpit dans le respect de règles strictes en matière d’énergie et de sécurité à bord ».